Trail de l’Hermeton – 33 km de bonheur (et de souffrance)

Samedi 12 juillet 2025, 9h – Romedenne

Il y a des matins où tu sens que tu vas vivre quelque chose de spécial. Ce samedi-là, à Romedenne, c’était écrit dans l’air humide et les sourires encore un peu endormis. Le Trail de l’Hermeton, 11e édition, nous attendait avec ses 33 km, ses 980 mètres de D+… et ses surprises.

Cynthia, So Whappy… et un réveil courageux

Je débarque sur place avec Cynthia, ma marraine, qui a troqué sa nuit blanche au So Whappy Festival contre un lever à l’aube pour me conduire. Elle a dormi trois heures, mais elle est là, fidèle au poste, avec un café à la main et un sourire qui dit : « T’as intérêt à en profiter. »

Sur la place des Marronniers, je croise Vincent Bonnier et Valentin Hajdu, deux visages familiers des courses ACRHO, ici en mode trail. On échange quelques mots avant le départ.

Une ambiance de village… et une speakerine au top

Romedenne, ce petit village niché entre Philippeville et Givet, s’est transformé pour l’occasion en véritable camp de base du trail. Sous le grand chapiteau, les bénévoles s’activent, les enfants s’amusent sur le château gonflable, et les coureurs profitent du bar, du barbecue et de la musique. L’ambiance est chaleureuse, presque festive.

Et pour mettre le feu aux micros : Amandine Gilson, la speakerine attitrée de l’événement. Avec sa voix enjouée et ses commentaires pleins d’humour, elle accompagne les coureurs du départ à l’arrivée. Impossible de ne pas sourire en l’entendant annoncer les dossards avec enthousiasme.

Une première partie roulante… mais trompeuse

Le départ est donné. Les premiers kilomètres sont roulants, presque trop. Je me laisse porter par le rythme, grisé par les sentiers forestiers et les descentes rapides. Jusqu’au 14e kilomètre, tout va bien. Je passe au ravito avec le sourire, pensant naïvement que le plus dur est derrière moi.

Spoiler : ce n’était que l’échauffement.

Deuxième partie : le vrai trail commence

À partir du 15e, le décor change. Les bosses se succèdent, les pentes deviennent raides, les arbres tombés barrent le chemin. C’est du vrai trail, brut, exigeant, magnifique. Je grimpe, je glisse, je m’accroche. Un passage me fait presque regretter les pentes du Mont Saint-Aubert.

Le 18e kilomètre ? Un mur. Littéralement. Je mets plus de 14 minutes à le passer. Mais je m’accroche. Parce que c’est ça, le trail : avancer, même quand ça pique.

Troisième partie : relance, cailloux… et Lionel

Après le ravito du 26e, le parcours redevient plus roulant. Enfin, façon de parler : les pierres, les trous et les racines sont toujours là pour te rappeler que tu n’es pas sur une piste d’athlétisme. Je retrouve un peu de rythme… et je rattrape progressivement des participants du 14 km, qui couraient dans le cadre du Challenge Delhalle. On échange quelques mots, on partage les derniers efforts. Ça fait du bien de ne plus être seul.

Et là, surprise : Lionel Moreau, un ancien collègue de Bruxelles, m’attend à l’arrivée. Il m’encourage, me félicite. Ce genre d’encouragement qui te recharge plus vite qu’un gel énergétique.

Un moment au soleil… et une médaille bien méritée

Après l’effort, le réconfort. Je retrouve Cynthia, toujours souriante malgré la fatigue, pour un moment au soleil lors de la remise des prix. On refait la course, on rigole, on savoure. Parce que oui, c’était dur. Mais c’était beau.


Ce que je retiens

Un trail exigeant, sauvage, authentique. Une organisation au top, des bénévoles souriants, une speakerine qui met l’ambiance, et un parcours qui te fait aimer la nature… même quand elle te met à genoux.


Conseils pour coureurs

Ce que j’ai retenuMon conseil personnel
Une marraine qui sort en festival peut quand même être une super accompagnatriceNe jamais sous-estimer la puissance d’un café matinal
Le début peut être roulant… mais ne te laisse pas endormirGarde-en sous la semelle
Les arbres tombés ne sont pas là pour décorerLève les genoux et baisse la tête
Le 18e kilomètre est une épreuve mentaleRespire, grimpe, recommence
Finir avec Lionel à l’arrivée, c’est la cerise sur le trailEntoure-toi de gens qui te portent
Courir avec les Delhalle, c’est motivantMême si tu fais plus long, tu peux finir ensemble